mercredi 25 janvier 2012

Veillée de prière pour les Vocations Sacerdotales (prochaine veillée le 9 février)


Le 12 janvier dernier, à Saint-Louis d’Antin, l’association Des prêtres pour toutes les nations a organisé sa première veillée de prière pour les vocations sacerdotales.

Une centaine de personnes se sont déplacées, pour rendre grâce au Seigneur mais aussi pour demander que des jeunes répondent à l’Appel.

Dieu pourrait bien sûr susciter des vocations sans nos prières, car Il est tout-puissant, mais Il a souhaité néanmoins nous associer à son œuvre rédemptrice ; Il veut que nous les lui demandions. En priant, nous devenons ainsi ses collaborateurs et nous travaillons vraiment à Son œuvre. En ces temps de crise des vocations en France, cette mobilisation est tout aussi capitale que notre soutien aux prêtres dans leur ministère.


Je vous mets ci-dessous l’Evangile lu ce soir-là ainsi que mon commentaire, en espérant qu’il puisse vous aider à prier vous aussi pour que nous soyons toujours plus nombreux ! Et peut-être susciter ainsi une occasion de se rencontrer !


Lecture de l’Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans les synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.

« Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » : nous voulons répondre ce soir à cette demande que Jésus a adressé à ses disciples. Le Seigneur a fait cette demande, dit saint Matthieu, alors qu’il avait compassion pour les foules qui étaient venues l’écouter, « parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger ». Elles avaient donc besoin de personnes pour les guider, de pasteurs. C’est pourquoi, Jésus a appelé ensuite ses Apôtres, pour continuer son Œuvre rédemptrice, pour guérir toute infirmité, pour prêcher le Royaume des cieux, pour administrer les sacrements du salut.

Saint Luc écrit dans son Evangile, qu’avant d’appeler ses Apôtres, Jésus était en fait allé dans la montagne pour prier, et là, « il passa la nuit à prier Dieu ». C’est donc de ce dialogue de Jésus avec son Père que provient la vocation des Apôtres. 

De manière générale, les vocations au ministère sacerdotal sont avant tout le fruit de cette prière insistante qui s’élève vers le « Maître des moissons ». Notre présence ici témoigne donc de notre foi dans la primauté de la prière. Sans elle, tous nos efforts pour obtenir des vocations seraient incomplets. Notre prière, aujourd’hui, est donc une continuation dans le temps de cette prière de Jésus sur la montagne : et c’est parce que nous la faisons en son nom, avec Lui présent dans l’Eucharistie, qu’elle sera efficace.

Soyons donc confiants et optimistes. C’est vrai, il y a, aujourd’hui, un manque préoccupant de prêtres dans notre pays et des obstacles se dressent sur le chemin de l’Eglise. Mais nous sommes soutenus par la conviction que Dieu continue de la guider. Le Pape Jean-Paul II, dans un document publié au début de 2001, Novo millenio ineunte, écrivait : « Nous ne savons pas quels événements nous réservera le millénaire qui commence, mais nous avons la certitude qu'il demeurera solidement dans les mains du Christ, le « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ». 

Nous non plus, nous ne savons pas comment l’Eglise pourra évoluer dans notre pays. Nous pourrions bien sûr céder au pessimisme lorsque nous lisons, ici ou là, des statistiques sur les prêtres en France : on peut ainsi lire que leur âge moyen serait de 75 ans, ou bien que le nombre d’ordinations sacerdotales sur un an, par rapport au nombre de décès des prêtres, serait de 1 pour 10. Mais, l’Eglise a déjà connu dans son Histoire des crises de cette amplitude, et elle est là, avec ses difficultés et ses blessures, bien sûr, mais elle reste toujours jeune : elle est là car elle n’est pas simplement une entreprise humaine, mais elle est présence de Dieu en ce monde, elle est le Corps mystique du Christ.

Que notre foi en un Dieu provident maintienne donc notre optimisme, et croyons aussi que la Vierge Marie, animée par une attention maternelle envers l’Eglise, intercédera auprès de son divin Fils, à travers sa propre supplication. Amen.

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