lundi 18 mars 2013

Bravo, serviteur bon ! 19 mars 2013, Saint Joseph


L’enfance du Christ est rapportée par les évangiles comme élément significatif de l’histoire du salut (Benoît XVI, L’enfance de Jésus, 2012). Dans ce cadre, l’art chrétien n’a pas oublié la Sainte Famille, resserrée par les liens de l’amour et du service, dans l’accomplissement du plan de salut.

Serviteur de Dieu est un terme courant dans la tradition biblique pour définir le croyant : un statut de glorieuse réputation pour nous rendre libres, heureux.  La personne fidèle à son Seigneur pousse comme un arbre fécond auprès des eaux, comme un palmier toujours verdoyant… Isaïe dévoilera le parcours du Serviteur par excellence.

La Nouvelle Alliance éblouit par la qualité des serviteurs. Le Christ l’est jusqu’à la croix ; Marie, « servante du Seigneur », anticipera à Cana la gloire de son Fils ; Joseph, chef de la famille, conçoit son autorité comme un service à la rédemption. 

Au sein de la Sainte Famille, Joseph a servi Jésus dans son rôle paternel : nourriture ; apprentissage du métier et de la prière ; ouverture aux rapports respectueux et charitables avec les autres. « C’est lui qui a enseigné beaucoup de choses au Fils de Dieu », concluait saint Josémaria (Quand le Christ passe, n° 55).

Le profil humain de Jésus reflète les vertus de Joseph, qui fut ainsi guide et soutien de la sainteté du Sauveur. « Jésus devait ressembler à Joseph, par les traits de son caractère, par sa façon de travailler et de parler. Dans son réalisme, dans son esprit d'observation, dans sa manière de s'asseoir à table et de partager le pain, dans son goût pour exposer la doctrine d'une manière concrète, en prenant pour exemple les choses de la vie ordinaire, se reflète ce que furent l'enfance et la jeunesse de Jésus, ce que furent par conséquent ses rapports avec Joseph » (ibidem). 

 
Franchement, Joseph a réussi dans son rôle de maître parce qu’il s’est d’abord exercé comme  serviteur de Dieu. 

Saint Joseph - Serviteur de Dieu - DPTN-Pape- François-Joseph Ratzinger 


Les évangiles apocryphes signalent que Joseph, dans son lit de mort, a été embrassé chaleureusement par Jésus avant de quitter ce monde.  On pressent le dernier éloge du Sauveur : « Entre dans la joie du Seigneur ».

Les artistes ont osé représenter le triomphe de Joseph, couronné par Jésus, tantôt enfant tantôt adulte. Jean Valdès (1670), maître  du baroque sévillan, a relevé le défi, avec son style somptueux, plein de vigueur dans l’expression.





 
Par l'abbé Fernandez.
 



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