mercredi 20 mars 2013

Pape François, un Pasteur pour guider notre Eglise


Habemus Papam !


Mercredi, à 19h03, alors que nous étions en train d’étudier dans la salle informatique, le téléphone sonna : « Fumata bianca ! Nous avons un nouveau Pape ! » Aussitôt la nouvelle se répandit dans la maison et nous partions tous au pas de course, direction Saint Pierre. Objectif : vivre ces premiers moments avec le Saint Père. Nous ne connaissions pas encore son identité, mais peu importe : nous l’aimions déjà comme un Père.

Quelle joie que d’entendre ces mots !

 
Depuis plusieurs jours on vivait dans l’attente de ce moment : ce moment où l’Eglise accueillerait un nouveau Souverain Pontife, pour nous conduire et nous guider, au travers de sa charité pastorale et par son magistère.

 
Dans le train bondé qui nous emmenait vers St Pierre on entendait toutes sortes de commentaires. Je souriais, puis restais pensif, en entendant un romain qui expliquait : « Si seulement les catholiques étions aussi enthousiastes les dimanches pour aller à la messe… »

 
Je profitais de l’occasion pour passer en revue ces derniers jours, si riches et intenses. A l’université et dans la résidence, nous nous étions proposés d’être très « actifs » pendant ce conclave, en union intense avec les cardinaux, par la prière et en offrant les petits sacrifices de la journée.

A l’université pontificale de la Sainte Croix l’ambiance de ces derniers jours avait été très recueillie. Mardi, en début de conclave, nous avions assisté à la messe « Pro eligendo Papa ». Puis tous les jours, pendant la durée du conclave, le Saint Sacrement avait été exposé à la chapelle. Profitant d’une pause, on pouvait alors se faufiler là quelques instants pour venir offrir tout ce travail. Toute cette formation que l’on reçoit à l’université au service de l’Eglise universelle trouvait là une application très concrète et immédiate. Les professeurs également, en début de chaque cours, nous avaient invités à nous unir quelques instants par la prière aux cardinaux réunis en conclave. Nous avions donc vécus ces journées très près de la chapelle Sixtine ! D’autre part Twitter, The Pope App, les réseaux sociaux… nous avaient accompagnés pendant ces journées.

 
A présent, il était impressionnant de voir ce flot de personnes qui convergeaient vers Saint Pierre.

Heureusement nous réussissions à nous faufiler au milieu de cette marée jusque dans la Place Saint Pierre ! On avait l’impression que Rome toute entière s’était donné rendez-vous là, pour accueillir son nouvel évêque !

L’ambiance était festive, émue, dans l’attente de savoir le nom de notre nouveau Pape.

 
Habemus Papam - Pape françois - Prière - Séminariste - DPTNEnfin, lorsque l’on a annoncé le nom « Georgium Marium… Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio », quelques réactions d’interrogations, car nous ne savions pas exactement qui était ce nouveau Pape… mais immédiatement après, la joie de toute cette foule : « Habemus Papam ! ». Peu importait sa nationalité, que le collège des « cardinaux soient allés le chercher quasiment au bout du monde ». Ce qui comptait avant tout, c’était d’avoir à présent un Pasteur pour guider son Eglise, Papa Francesco.

On vivait donc des moments d’intenses émotions, mais j’étais surpris avant tout par le grand  recueillement qui s’installait pour accompagner dans la prière les premiers pas de notre nouveau Saint Père. Vraiment, cela faisait plaisir à voir. A commencer par la prière pour notre évêque émérite, Benoît ; puis cet impressionnant geste d’humilité et de Foi de se confier à notre prière, geste si beau et en parfaite continuité avec cet autre de son prédécesseur, lui aussi si humble et plein de foi !

Cette première rencontre de famille, avec notre nouveau Père, se terminait avec Notre Dame. Le Saint Père nous confiait qu’il irait le lendemain prier Notre Dame Salus Populi Romani, patronne de Rome pour se mettre sous sa protection. Nous saisissions l’occasion pour nous confier également à Notre Dame de Luján, patronne de l’Argentine, pour qu’elle obtienne pour toute son Eglise des grâces abondantes.

En quittant place Saint Pierre on retrouvait ça et là les camarades d’université. L’heure était aux félicitations et embrassades…
 
 
Par Xavier Carbonnel, séminariste à Rome.

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