vendredi 7 juin 2013

Fête du Sacré Coeur de Jésus, Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres (2/2)

 
Sacré-Coeur - Jésus - DPTN - Sanctification des prêtres - Confession
En ce jour du Sacré Cœur de Jésus, nous célébrons la Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Qu'ils soient Saints !
Voici à nouveau quelques extraits de la lettre du Cardinal Piacenza adressée aux prêtres et amis.


Moyens pour grandir dans la foi. L’Eucharistie

Jésus invite à demander avec une pleine confiance, à prier avec les mots du "Notre Père". Il propose à tous dans le discours des Béatitudes un but qui, aux yeux des hommes, semble une folie : « Vous, donc, soyez parfaits comme est parfait votre Père céleste ». Pour pratiquer une bonne pédagogie de la sainteté, capable de s’adapter aux circonstances et aux rythmes de chacun, nous devons être amis de Dieu, hommes de prière.

Dans la prière, nous apprenons à porter la croix, cette croix ouverte au monde entier pour son salut qui, comme le révèle Seigneur à Ananie, accompagnera aussi la mission de Saül, à peine converti : « Va, car cet homme m’est un instrument de choix pour porter mon nom devant les païens, les rois et les enfants d’Israël. Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom » (Ac 9,15-16). (…)

Dans l’Eucharistie s’actualise le mystère du sacrifice de la croix. La célébration liturgique de la messe est une rencontre avec Jésus qui s’offre comme victime pour nous et nous transforme en Lui. « En effet, de par sa nature, la liturgie a son efficacité pédagogique propre pour introduire les fidèles à la connaissance du mystère célébré. Toujours à ce sujet, dans la tradition la plus antique de l'Église, le chemin de formation du chrétien, sans négliger l'intelligence organique du contenu de la foi, comportait toujours un caractère d'initiation où la rencontre vivante et persuasive avec le Christ, annoncé par des témoins authentiques, était déterminante. En ce sens, celui qui introduit aux mystères est avant tout le témoin » (BENOÎT XVI, Exhort. Ap. Sacramentum caritatis, 22-II-2007, n° 64). On ne s’étonne donc pas que dans la Note avec indications pastorales pour l’Année de la foi on suggère d’intensifier la célébration de la foi dans la liturgie et, en particulier, dans l’Eucharistie, où la foi de l’Église est proclamée, célébrée et renforcée (cf. n° IV,2). Si la liturgie eucharistique est célébrée avec une grande foi et dévotion, les fruits sont sûrs.


Le Sacrement de la Miséricorde qui pardonne

Si l’Eucharistie est le sacrement qui édifie l’image du Fils de Dieu en nous, la Réconciliation est celui qui nous fait expérimenter la puissance de la miséricorde divine, qui libère l’âme des péchés et lui fait goûter la beauté du retour à Dieu, vrai Père qui aime chacun de ses enfants. (…) C’est pourquoi le  saint ministre doit être personnellement convaincu que « ce n’est qu’en nous comportant en enfants de Dieu, sans nous décourager pour nos chutes, pour nos péchés, en nous sentant aimés par Lui, que notre vie sera renouvelée, animée par la sérénité et par la joie. Dieu est notre force ! Dieu est notre espérance ! » (LE PAPE FRANÇOIS, audience générale du 10 avril 2013). 

Le prêtre doit être lui-même sacrement dans le monde de cette présence miséricordieuse : « Jésus n’a pas de maison car sa maison, ce sont les personnes, c’est nous, sa mission est d’ouvrir à tous les portes de Dieu, être la présence d’amour de Dieu » (IDEM, Audience générale du 27 mars 2013). (…) Nous les sentons comme nous appartenant ces mots du Souverain Pontife : « Un chrétien qui se referme sur lui-même, qui cache tout ce que le Seigneur lui a donné est un chrétien... il n’est pas chrétien ! C’est un chrétien qui ne rend pas grâce à Dieu pour tout ce qu’Il lui a donné ! Cela nous dit que l’attente du retour du Seigneur est le temps de l’action  ̶  nous sommes dans le temps de l’action  ̶  le temps où mettre à profit les dons de Dieu non pas pour nous-mêmes, mais pour Lui, pour l’Église, pour les autres, le temps où chercher toujours à faire croître le bien dans le monde. […] Chers frères et sœurs, envisager le Jugement dernier ne doit jamais nous faire peur ; au contraire, cela nous pousse à mieux vivre le présent. Dieu nous offre avec miséricorde et patience ce temps, afin que nous apprenions chaque jour à Le reconnaître chez les pauvres et chez les petits, afin que nous nous prodiguions pour le bien et que nous soyons vigilants dans la prière et dans l’amour. Que le Seigneur, au terme de notre existence et de l’histoire, puisse nous reconnaître comme des serviteurs bons et fidèles » (IDEM, Audience générale du 24 avril).

Le sacrement de la Réconciliation est donc aussi le sacrement de la joie (…). Chaque fois que nous nous confessons, nous trouvons la joie d’être avec Dieu, parce que nous avons expérimenté sa miséricorde, et peut-être très souvent, toutes les fois où nous manifestons au Seigneur nos fautes dues à la tiédeur et à la médiocrité. Se renforce ainsi notre foi de pécheurs qui aiment Jésus et qui se savent aimés de Lui (…)

« Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » (Lc 1,45). C’est par ces mots qu’Élisabeth salua Marie. Recourons à celle qui est Mère des prêtres et qui nous a précédés sur le chemin de la foi, pour que chacun de nous grandisse dans la Foi de son divin Fils et apportons ainsi au monde la Vie et la Lumière, la chaleur, du Très Saint Cœur de Jésus.

Cardinal Mauro Piacenza

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