mercredi 3 juillet 2013

Le parcours spirituel de Pierre peut devenir le nôtre.

Le Chemin de Pierre


L’apôtre Pierre, dans l’ensemble du Nouveau Testament, apparaît à côté du Christ comme un personnage primordial. Ces textes nous  permettent de suivre, presque pas à pas, son itinéraire spirituel : son attente du Messie, le premier appel, les élans et reculs dans sa foi, le progrès dans sa connaissance du Fils qui s’offrira sur la croix. Les premières catéchèses de Benoît XVI peuvent nous guider dans ce parcours.

« Nous aussi, nous avons le désir de Dieu, nous aussi, nous voulons être généreux, mais nous aussi, nous attendons que Dieu soit fort dans le monde et transforme immédiatement le monde selon nos idées, selon les besoins que nous constatons » (Benoît XVI, audience, 17 mai 2006). Un mélange, très fréquent, que Pierre a expérimenté dans son cœur. Mais « Dieu choisit une autre voie. Dieu choisit la voie de la transformation des cœurs  dans la souffrance et dans l'humilité. Et nous, comme Pierre, nous devons toujours nous convertir à nouveau » (ibidem).
Le prince des apôtres, en ressentant les limites de sa foi, a parcouru la voie du repentir. « De l'enthousiasme naïf de l'adhésion initiale, en passant à travers l'expérience douloureuse du reniement et des pleurs de la conversion, Pierre est arrivé à mettre sa confiance en ce Jésus qui s'est adapté à sa pauvre capacité d'amour » (id., 24 mai 2006). Le parcours spirituel de Pierre peut devenir le nôtre. « Un long chemin qui a fait de lui un témoin fiable, "pierre" de l'Église, car constamment ouvert à l'action de l'Esprit de Jésus » (ibidem).

Benoit XVI - DPTN - Saint Pierre - Ministère
 
Finalement, Pierre fera face aux persécuteurs ; selon la tradition du « Quo vadis » narrée dans les Actes de Pierre (vers l’an 300), il sera crucifié la tête vers le bas. Haut dans le martyre, mais regardant vers la terre.
 
 
La Cathédrale Notre-Dame de Paris conserve plusieurs grands Mays, qui avaient été offerts, chaque 1er mai, par la corporation des orfèvres en l’honneur de Notre Dame. Parmi eux, Le Crucifiement de saint Pierre (1643), dû à un Languedocien d’origine protestante : Sébastien Bourdon, installé à Paris, suite à des problèmes avec l’inquisition calviniste. Ce tableau lui donna un prestige incontestable.
 
 
 
Le ministère confié à Pierre est un élément constitutif de l’Église et de sa permanence. « Pierre, en tout temps,   doit prendre garde à ce que la chaîne ne se brise pas et que puisse ainsi perdurer la communion universelle » (id., 7 juin 2006). Dans sa première lettre, qui abonde en références au creuset de la persécution et à la valeur du sacrifice du Christ, l’apôtre invite à « suivre les traces » (2,21) du Rédempteur ; Pierre l’a fait avec amour digne de foi et nous a facilité ainsi la réponse. La foi regarde vers la Croix, vers le don total. La trace imprimée par Jésus au Golgotha a conduit Pierre jusqu’à son martyre à Rome, siège de ses successeurs dans la charge du primat. La Christ, « pierre vivante » nous donnera, dans l’unité de l’Église, la solidité d’autres « pierres vivantes » (ibid. 2, 4-5).
 
Par l'abbé Fernandez.

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